Menu

Michael Yakhilevich

8 janvier 2017 - Peintures
Michael Yakhilevich

 » Quarante ans plus tard « 

 

Le hasard a voulu que Michael Yakhilevich retrouve, à Moscou, ses gouaches d’enfant.

Et il n’a pas hésité à opposer deux mythes de lui-même : le mythe féerique de son enfance, et celui d’aujourd’hui – tragique, expérimenté, ironique.

Ces deux mythes nous présentent une sorte de généralisation poétique qui nous montre non seulement la vie de l’auteur, mais aussi la vie de chacun de nous.

Nous avons tous eu une enfance et nous nous en souvenons de temps en temps (ou au contraire, ce qui est aussi remarquable), et chacun poursuit ou arrête de traiter des sujets apparus dans l’enfance.

Yakhilevich choisit de traiter ses souvenirs, de les remplir d’un sens nouveau et de les introduire dans un nouveau contexte.

Dans le projet de Yakhilevich « Deux Mythes », le mythe enfantin et le mythe adulte ne s’opposent pas, leurs liens et leurs différences sont recherchés, le « perdu » ainsi que le « retrouvé » sont mis en valeur.

L’artiste adulte reprend avec enthousiasme les sujets existentiels qu’il avait trouvés intuitivement et exprimés dans ses gouaches vives, légères et ensoleillées : les saisons, la maladie et la santé, le dialogue. Les compositions créées par la mise en place des œuvres enfantines et des œuvres adultes sont unies par les souvenirs de l’auteur qui enchaîne le temps fuyant comme le sable.

Le cycle est percé par le motif de reflet. C’est une métaphore de la mémoire qui fait revivre le passé et réunit les temps. Tout est uni, tout est reflété, tout est relié – l’enfance et l’âge adulte, les rêves de l’enfance et les déceptions de la vie adulte, la naïveté d’autrefois et la sagesse d’aujourd’hui, la spontanéité de l’enfant et le talent raffiné de l’adulte.

 

Vera Tchaikovskaya

Issu du livre « l’Histoire de l’art russe. La note juive ». Moscou, maison 

d’édition « Carré bleu », 2011

 

 

[portfolio_slideshow id=2113]

Contactez-nous pour savoir les prix des œuvres

commentaires