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DARIA et NIYAZ « Instant »

28 septembre 2012 - Peintures

I-Gallery commence une nouvelle saison sous le nom « Instant ». Ce nom n’est pas choisi au hasard. Selon nous, il représente mieux le lien entre un peintre et son avenir.

Cette année, la galerie présente ses œuvres selon une nouvelle méthode: les peintres seront exposés par groupe pendant deux ou trois mois, les expositions changent toutes les deux semaines, ce qui permettra de montrer ses travaux sous différents points de vue.

Le 25 septembre, la galerie « Instant » ouvre la saison avec une exposition Daria Surovtseva et Niyaz Nadjafov, des artistes déjà connus à Paris. Le thème principal de la série des expositions de Niyaz et Daria s’appelle « Invasion ». Ce titre représente mieux la force formidable de ces deux artistes si différents.

CYCLE  « INVASION »

25/9 – 10/10 « Insomnie bipolaire »

11/10 – 30/10 « Monde étroit »

1/11 – 15/11 « Démesure »

16/11 – 2/11 « Synthèse »

Niyaz :

Il est un peintre puissant et ambigu. Seuls les gens vraiment courageux pourraient mettre les tableaux de Niyaz dans leur salon. « Le cri » d’Edvard Munch, « La dance » de Henri Matisse, et « L’épilepsie » de Niyaz ont la même conception de l’art : la passion, la profondeur maximale de la conscience, l’ironie de la vie. « L’ironie » désigne un décalage entre le discours et la réalité, quand tous connaissent la fin d’une histoire tandis que les héros vivent tout juste son tournant. L’homme est présenté solitaire, souffrant, ridicule et laid dans l’absurdité. Chaque symbole poly sémantique est non-dit jusqu’à la fin. Le cri est rendu prophétique.

Daria Surovtseva :

Ses sculptures sont reconnues immédiatement. Il est impossible de recopier le plexus de l’illusion et de la réflexion. Les droits d’auteur sont protégés par un grand talent unique. Les formes fragiles et extraordinaires ne naissent pas d’un coup brutalement du plexiglas et de la porcelaine mais sont créées laborieusement ce qui permet de méditer sur la joie de vie et l’infini de la création.

Un moustique aux pieds faits en tubes avec des flocons brillants et des arêtes vives garde à l’intérieur le cosmos subtil et idéal. Où est l’homme, où est Dieu, où est le peintre ?

La piqûre culturelle. A l’époque du progrès technologique et de la solitude des gens, l’homme est perdu derrière son  moniteur, il change son nom, son statut social et même son visage. Le moustique est le symbole de l’impact entre le chaud et le vivant. Dans le contexte d’une nouvelle vie dans une autre substance, notre corps fin se couvre d’une carapace spéculaire, fruit de la nouvelle technologie du mercure, et devient une machine absolue sans sentiments, qui peut  comme un chariot de supermarché, se diriger dans toutes les directions.

La série des Illusions. L’illusion est invisible mais palpable. C’est la présence de forces qui ne peuvent être ignorées. Certains peuvent dire que c’est une chance, d’autres – une providence, une soutenance de l’haut delà ou encore une illusion de coïncidences. C’est une structure transparente, diffusée dans l’espace qui n’a pas la volonté de déplacer l’air et soumise à la densité de l’objet.

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